«Faire du bien» : Telle est l’aspiration de toute sa vie

L’idée force qui doit nous animer, c’est le salut les âmes. Nous devons en sentir la hantise, nous devons être préoccupées d’approcher les âmes, de leur porter la parole de vérité et du salut. Combien d’âmes n’entendent jamais parler de Dieu ! Qui doit les conduire à Dieu, sinon nous qui avons reçu de nombreuses grâces du Seigneur et avons entre les mains des moyens très efficaces d’apostolat ? (VPC 140)

Les paroles de la Règle de 1916 s’imprimèrent profondément dans le cœur de Maestra Tecla : «Le Seigneur vous a rassemblées pour que vous deveniez bonnes et puissiez faire du bien.»

Faire du bien, telle était sa grande aspiration de laquelle jaillissaient l’audace et le courage qui la portaient à accueillir chaque moyen de communication sociale : le cinéma, les courts-métrages catéchistiques, les disques, les revues.

Dès sa première rencontre avec le père Alberione et, plus tard, à Suse, lors de ses débuts dans l’exercice de l’apostolat, elle avait compris l’influence de la presse sur la mentalité des gens.

Maestra Tecla était portée par une idée-force, elle avait été saisie par la beauté, la nécessité, l’actualité de l’apostolat. Elle disait : «L’apostolat que le Seigneur a confié à notre petite Congrégation est tellement beau et tellement vaste», c’est un «engagement sacré». (VPC 140)

«Il faut que les moyens pour l’exercice de l’apostolat soient les plus modernes», affirmait-elle souvent.

Par sa parole elle indiquait la direction à suivre pour les initiatives apostoliques et elle en aplanissait les obstacles. Devant les difficultés économiques qui laissaient les sœurs perplexes, la Prima Maestra tranchait :

Si cela fait du bien, qu’on le fasse. Pour le reste, ne nous préoccupons pas. Ayons la foi, et la Providence nous aidera. Dans l’exercice de l’apostolat, cherchons avant tout le bien des âmes et non notre intérêt.

Elle pressentait l’importance du cinéma mis au service du bien. Sr Assunta Bassi se souvient :

Je voudrais décrire la luminosité de ses yeux, son attention, la tension toute féminine et maternelle avec laquelle elle suivait discrètement la production du film Abuna Messias (Alba 1937-1938). Toutes se souviendront de l’encouragement et de la collaboration qu’elle apporta à la production des cinquante courts-métrages catéchistiques (Rome 1953).

Le Fondateur proposait des initiatives hardies et risquées, mais pour elle ces propositions manifestaient la volonté de Dieu. Elle souriait en parlant de la radio et disait:

Grâce à la radio se réalise ce que dit Dieu par la bouche du prophète dans la sainte Écriture : Ma parole sera entendue dans le monde entier.

La Prima Maestra se dépensa, avec sa détermination habituelle, pour que par la radio l’Évangile rejoigne un auditoire le plus large possible.